Notre dernier chantier 2012 en image !
13 Novembre 2012

Découvrez les étapes de la restauration du mur aux abords de la Chapelle Sainte-Marguerite de La Roche.

Du 8 au 12 octobre, 11 élèves de l'Athénée Royal de La Roche (5ème et 6ème de l'enseignement

professionnel en maçonnerie) se sont occupés des abords de la Chapelle classée

Sainte-Marguerite située à La Roche-en-Ardenne.

En effet, ils se sont attelés à la restauration du mur en pierre sèche qui soutient l'accès

à ce charmant édifice religieux accroché au versant schisteux.

Parce que c'est en muraillant que l'on devient murailleur, les jeunes mettront en pratique,

dès le premier jour, toutes les règles de bonnes pratiques de la maçonnerie en pierre sèche

enseignées durant la demi-journée de théorie.

Ce chantier-école s'est élaboré en collaboration avec l'EFT Habilux dont le formateur,

Bernard Jardon, a suivi notre première formation en pierre sèche à Sommerain.

Très enthousiaste, le professeur Robert Gaillard, participe activement au chantier-école

tout en encadrant les élèves.

Signalons aussi la participation de la Maison de l'Urbanisme Famenne-Ardenne !

Durant l'introduction à la notion de patrimoine rural, Annick Burnotte a replacé le savoir-faire

"pierre sèche" dans un contexte culturel et patrimonial.

 

Etapes en images...

Les élèves de l'Athénée de La Roche et le formateur "pierre sèche", Bernard Jardon

de l'EFT Habilux, posent fièrement devant "leur" mur !

Lundi : Après une demi-journée de formation théorique, les élèves s'attèlent au démontage du mur

et au triage des pierres.

Et c'est parti pour un démontage qui s'avère plus long que prévu suite aux écroulements

successifs des terres.

 

Le démontage est terminé ! La pose des cordeaux et gabarits va commencer comme la

préparation de la fondation. Bonne surprise ! Découverte de l'ancien escalier, situé au bout

de la rampe, disparu sous la végétation au cours des années.

 

La première pierre de fondation est posée par le formateur qui vérifie la stabilité et l'inclinaison

de la fondation.

 

Mardi : Y'à plus qu'à...

On cherche la bonne pierre, on taille la pierre, on la retourne,...

 

Une équipe s'occupe de l'escalier dont la conception est sujet à de longues reflexions et questionnements.

 

Une règle de bonne pratique fondamentale en image: la pose régulière de pierre de liaison qui

relie le parement extérieur au parement intérieur.

 

Il faut avoir l'oeil pour trouver la pierre qui s'imbriquera à merveille sur et à côté des autres pierres.

 

Autre règle de bonne pratique, le montage du mur par lits horizontaux successifs en s'aidant des cordeaux.

 

La restauration du mur avance à vive allure avec les élèves de l'Athénée de La Roche qui ont

rapidemment intégré les règles et les astuces "pierre sèche" à leur connaissance et compétence

préalables en maçonnerie traditionnelle.

 

Bien visible sur cette photo, le fruit (inclinaison) du mur est indispensable à la stabilité du mur.

 

Une première marche.

 

Mecredi et jeudi, l'apprentissage est rapide. Parmi les stagiaires, certains ont déjà 4 ans

de maçonnerie traditionnelle à leur actif.

La pierre sèche, un travail collectif. Par exemple, la taille d'une pierre très lourde pour une marche de l'escalier.

 

Chaque équipe a un rôle bien précis: mise en oeuvre de l'escalier, pose de couvre-mur,

déblayage et aménagement de la rampe d'accès.

 

La fin du chantier approche à grands pas.

 

Trois marches à réaliser !

 

Vendredi : objectif atteind !

L'équipe "escalier" finalise l'accès perpendiculaire à la Chapelle.

 

Les dernières vérifications par le professeur Robert Gaillard : debout sur les pierres, on teste leur stabilité.

 

Le pain-saucisse, rituel qui clôture, de manière conviviale, la fin du chantier-école.

 

C'est sous la pluie que se termine le chantier.

 

La remise des "diplômes" par Guy Gilloteaux, président du GAL Pays de l'Ourthe.

 

 

Le petit plus, la touche nature ! En effet, lors du démontage, mousse, fougères et diverses plantes

ont été soigneusement retirées dans l'attente d'être replacées après la restauration.

 

Initié par le GAL Pays de l'Ourthe, ce troisième chantier-école vise, d'une part, bien évidemment,

l'apprentissage de ce savoir-faire traditionnel et, d'autre part, la sensibilisation à un

patrimoine rural à forte valeur identitaire pour notre région où les témoins abondent.

N'oublions pas que ce savoir-faire est l'objet d'une candidature transnationale

au label UNESCO "patrimoine culturel immatériel" initiée par la France !

Apprécions et préservons ces trésors présents au sein de nos jardins et le long de nos chemins,

ces murs, sculpteurs de paysage.

 

Pour toutes informations concernant ce projet