Biodiversité

En dépit de conditions de vie extrêmes (faible disponibilité en eau ou forte exposition au soleil), le mur en pierre sèche constitue un véritable écosystème.  Chaque cavité est une niche écologique potentielle !

Les murs en pierre sèche procurent des quartiers de repos et d'hivernation pour de nombreux petits animaux qui nichent dans les anfractuosités :

  • les invertébrés,
  • les reptiles (lézards vivipares, orvets)
  • et les petits mammifères (lérot, mulot, chauve-souris)
  • ou bon nombre d'insectes
    •  Les insectes (punaises, syrphes) y trouveront la chaleur et les cavités nécessaires à la chasse ou à la reproduction tout comme certaines espèces d'abeilles maçonnes (mégachile).
    • Différentes sortes d'araignées sont inféodées aux murs de pierre.
    • Des petits papillons spécialisés (Setina) et des escargots vivent sur et dans les lichens et les mousses.
    • Les oiseaux comme le moineau friquet s'y abriteront.  Quant à la grive, elle s'en sert comme terrain de chasse : à l'aide d'une "grosse" pierre, elle peut casser les coquilles d'escargots.
    • Les reptiles viendront prendre les premiers rayons de soleil au printemps sur les versants sud.
    • Les batraciens hiberneront peut-être dans les cavités.

Ces animaux sont des espèces locales qui font partie de notre patrimoine naturel et tendent peu à peu à disparaître souvent faute d'habitat.  C'est sans aucun doute une raison parmi d'autres de protéger et de restaurer les vieux murs en y conservant les anfractuosités.

Les plantes pionnières telles que les lichens et les mousses colonisent en premier par petits endroits les recoins des vieilles pierres et les fissures du mur et permettent plus tardivement l'installation de plantes supérieures telles

  • les orpins,
  • la saponaire,
  • la ruine-de-rome,
  • la cymbalaire,
  • la corydale jaune,
  • la chélidoine,
  • les fougères, ...

Ces plantes se glissent dans les cavités ou sur le faîte du mur.

Quelques conseils :

  1. Contrôler l'expansion d'une plante grimpante qui pourrait se faire au détriment des plantes qui recherchent la lumière et la chaleur.
  2. Apporter de la diversité à nos vieux murs, en récoltant et en partageant avec les voisins les graines de quelques plantes ayant déjà élu domicile sur d'autres murs proches.
  3. Semer des prés fleuris de mélange indigène aux abords des murs et bâtisses qui empêchent la venue des mauvaises herbes.
  4. Insérer dans le mur un nichoir à abeilles solitaires
  5. Aménager des gîtes avec du lierre et quelques briques judicieusement fixées au mur pour accueillir oiseaux et insectes variés.
  6. Prenons gants et sarcloir, à défaut de vouloir arborer la panoplie du "petit chimiste".

N.B. : Si votre vieux mur n'est pas un mur en pierre sèche, il peut aussi être un havre de paix pour la biodiversité.  Sans toutefois négliger son entretien, laisser quelques trous indispensables à l'installation de certaines plantes de muraille et petits animaux peut s'avérer utile...

Sites à consulter

www.natagora.be

www.birdlife.ch

www.terrevivante.org

www.plainesdelescaut.be

 

Murs à Cetturu